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Épinglage - 26/09/2026 cours 1, Gil Caroz

9 oct.
2 min de lecture

Un ou plusieurs objets ?

Il y a les objets partiels et l’objet a, mais quel rapport ? Il y a l’objet dans l’enseignement de Lacan, qu’il présentait comme sa seule invention, mais qu’il n’a cessé de reformuler. Ces multiples reformulations constituent-elles autant d’objets épars, ou bien seraient-elles plutôt des facettes d’une même vérité solide ?

 

Dans son cours du 26 septembre, Gil Caroz nous a proposé trois boussoles concernant « les objets dans la clinique ».[1]

 

Séminaires IV et V : Lacan se réfère à la définition de l’objet donnée par Freud, l’objet perdu et – jamais tout à fait – retrouvé, en l’articulant à trois manques, la castration, la frustration et la privation. Tous trois seraient l’opération du grand Autre, le résultat d’une punition. Il n’est pas l’objet du besoin, mais corrélé à la demande dans sa dimension symbolique de demande d’amour, de don de l’Autre.

 

Séminaire X : Lacan introduit les cinq objets partiels, dont les objets privilégiés de l’obsessionnel, l’objet anal et l’objet scopique. Il ne s’agit donc plus d’une version négative de l’objet, mais de sa positivation, d’un objet comme substantiel – c’est-à-dire inaccessible au sujet. Désormais, l’objet est le résultat d’une automutilation du sujet qui « se sèvre », condition de son désir singulier. L’objet est la cause du désir, métaphorisée par l’objet du désir, connu du sujet.

 

Séminaires XI et suivants : Lacan intègre la logique à son élaboration de l’objet, une dimension qui prend en compte les places et les rapports entre les places. Cette nouvelle perspective lui permet de réunir les dimensions positives et négatives de l’objet. L’objet apparaît comme le produit d’une double causation, signifiante et objectale : celles de l’aliénation et de la séparation.

 

À l’issue de ce bref tour d’horizon, l’on peut avoir le tournis. Mais il apparaît tout de même combien l’enseignement de Lacan est un « animal vivant »[2], jamais contradictoire, mais sans cesse en réinvention face au réel de la clinique.



[1] Outre les séminaires cités, ce cours se base sur l’article de J.-A. Miller, « Introduction à la lecture du Séminaire de L’angoisse de Jacques Lacan », La Cause du Désir, n°58, pp. 60-100 & n°59, pp. 65-103.

[2] Dans le Phèdre (264c), Socrate affirme qu’un bon discours, oral ou écrit, doit être « comme un animal vivant [Zôon] ».


épinglage réalisé par Lou Clemens



 
 

© Section clinique de Bruxelles 2025


Les demandes de renseignements concernant aussi bien l’organisation pédagogique qu’administrative doivent être adressées à :
SECTION CLINIQUE BRUXELLES  / ASSOCIATION UFORCA BRUXELLES
43, rue des Liégeois 1050 Bruxelles
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